21.02.2012

A coeur

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C'est un sujet qui me tient à coeur que je vais aborder ici. Pas de rapport avec l'écologie, si ce n'est le respect de la personne. Je ne peux pas aborder les problèmes d'éthique en matière de mode sans les pratiquer dans mon quotidien avec les personnes qui comptent le plus pour moi : mes enfants.

Cela fait un moment que j'ai envie d'écrire sur cette thématique et j'ai enfin décidé de me jeter à l'eau.

Quand j'étais plus jeune, j'imaginais mes enfants et mon quotidien de maman. Je ne pensais jamais à la discipline, aux punitions, seulement aux bons moments que je passerais avec eux.

Lors de ma première grossesse, je n'avais toujours pas d'idées précises sur l'éducation que je donnerai à ma fille. J'avais bien sûr quelques notions en tête mais je n'étais pas positionnée sur l'utilisation ou non de la violence.

Vers l'âge d'un an, ma fille a commencé les petites bêtises (ou les plus grandes, genre j'ai bien envie d'essayer de mettre mes doigts dans la prise ! ) et au début, je donnais une petite tape sur la main. Mais je me suis vite rendue compte qu'elle faisait la même chose. Or je n'avais aucune envie qu'elle tape à son tour.

Avec son père, nous avons donc décidé de cesser ce type de punitions pour privilégier le coin et les explications. Alors oui, un enfant de un an ne reste pas de son plein gré au coin, oui, ça demande de l'énergie car il ne faut rien lâcher, mais notre fille a vite compris le pourquoi du coin. S'ensuit la cérémonie des excuses et maintenant qu'elle est plus grande, elle doit me réexpliquer pourquoi elle a été punie.

Et idem avec mon deuxième ...

Et ? Globalement, ça fonctionne. Aucune fessée, je crie assez peu (ça m'arrive quand même, je ne suis pas toujours la mère parfaite  ;-)  ) et mes enfants sont loin d'être de petits monstres ingérables. Quand je sens que je pourrai craquer, je respire fort ! 

Par contre, je lâche peu de choses : quand je dis quelquechose à mes enfants, je vais au bout. Pas de punitions incroyables (du style : si tu n'es pas sage, tu n'auras pas de cadeaux à Noël, qui peut vraiment tenir ça ? ) et des effets immédiats aux bêtises (on range après avoir mis le bazar, pas de télévision pour la journée après une bêtise que j'estime importante pour leur âge ... ).

Nous avons nos moments de folie, nos concours de grimaces, de danses, les défilés en déguisements de princesses pour les deux ! Ca permet de relâcher la soupape.

Par contre, je ne crois pas trop à la théorie gagnant/gagnant. Elle peut parfois marcher face à une situation de crise (partir sur le jeu quand mon deuxième refuse de s'habiller marche toujours) mais sur le long terme, je pense que les enfants ont besoin de discipline et d'autorité.

Et non, mes enfants ne sont pas plus faciles que d'autres, ils sont des enfants avant tout. C'est la preuve que cette méthode peut marcher, il faut juste y croire.

Commentaires

C'est un joli (et vaste) sujet. Tu l'abordes sans dogmatisme ni idéalisme, de manière très pragmatique, merci à toi. :)
J'ai trop lu de livres ou d'articles "anti-fessée" qui se contentaient de dire de faire autrement sans jamais expliquer comment...
Ici, il y a un livre qui nous a beaucoup aidé en nous donnant des pistes, justement parce qu'il est pragmatique et sans dogmatisme : http://blogahistoires.over-blog.com/article-mes-livres-preferes-de-maman-3-parler-pour-que-les-enfants-ecoutent-72984800.html
Tu le connais sans doute déjà. ;)
Le principal argument qui me fait rejeter la fessée ou la tape aujourd'hui, c'est pour pouvoir gronder mes filles en leur disant "est-ce que je tape, moi ?" quand elles se battent. Je trouve que ça a plus de force.
Côté alternatives, j'ai appris à voir plus large que la punition, dans le sens où on peut déjà prévenir certains conflits en évoluant dans sa manière de demander les choses, en communiquant différemment...
Mais ça reste un défit de tous les jours, comme l'éducation des enfants en général ! Et il faut savoir aussi préserver ses forces pour ne pas fonctionner "sur les nerfs" tout le temps (et des fois, ça, j'ai du mal...).

Écrit par : annette | 22.02.2012

coucou annette : merci de ton commentaire. Moi aussi de temps en temps je fonctionne sur les nerfs, c'est pour ça que je respire bien fort ;-) . Surtout pour l'instant, mon deuxième est trop petit pour gérer les conflits avec sa soeur par la parole, donc je suis encore obligée d'intervenir et finalement, c'est plus ça qui me fatigue. Moi aussi, le fait de pouvoir dire qu'on ne peut pas taper et ne pas le faire moi même, je trouve que c'est un argument porteur. Mais en dehors de ça, j'estime aussi que je suis l'adulte et que je dois trouver d'autres solutions que des solutions violentes. Et puis je ne me vois pas lever la main sur des enfants sans défense. Je pense qu'effectivement la communication est importante. Par exemple, quand je veux qu'ils fassent quelquechose, je sais qu'il va falloir un peu de temps. Donc si je ne veux pas m'énerver, je fais les demandes à l'avance et je réitère plusieurs fois (les enfants ont besoin d'entendre plusieurs fois le même message).
Comme tu dis, le sujet est vaste mais je voulais déjà l'aborder car c'est vraiment une conviction profonde chez moi.

Écrit par : lilibulle | 22.02.2012

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