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  • tu ne pourras pas sauver le monde

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    C'est ce que m'a dit récemment une amie qui me connaît bien ...

    Elle ne parlait d'ailleurs pas d'écologie mais de mon métier que j'ai toujours essayé d'exercer avec passion. Elle sait que je suis entière, idéaliste mais à dire vrai ce trait de caractère est en train de me consumer doucement.

    Je vis des jours difficiles au travail. Depuis ma reprise l'année dernière, je suis remplie de doutes sur l'adéquation entre mon idéal et la réalité et j'ai de plus en plus de difficultés à accepter le grand écart. Il serait presque vital que je l'accepte pourtant ...

    Et en dehors de ces doutes, je subis une pression hiérarchique qu'on pourrait qualifier de harcèlement car elle ne touche pas que la sphère professionnelle mais également mon entité personnelle. Quand les réflexions sont à propos de ma manière de m'habiller ou de mes choix de vie, elles ont pour but d'annihiler la personne que je suis.

    J'essaie d'organiser ma résistance mais en règle générale, lorsqu'une personne se trouve victime de harcèlement, c'est aussi parce qu'elle est dans une période de sa vie fragilisée.

    Ma fragilité, c'est que j'ai longtemps cru que je pourrais sauver le monde. J'ai choisi mon métier pour cette raison, je me suis engagée dans un combat écologique également dans cette optique. J'ai toujours eu beaucoup d'admiration pour les figures héroïques qui ont su résister, qui ont cru que leurs idéaux, ça pouvait être le monde.

    Aujourd'hui, je suis à un tournant de ma vie. J'aimerais tellement croire que ma goutte d'eau pourrait changer les choses mais pour l'instant, cette goutte d'eau, elle me vide, elle me vide de mon énergie vitale. Il est peut-être temps d'accepter la réalité ...

    Vous savez désormais ce qui m'éloigne un peu d'ici, la boule nouée au ventre chaque jour, les jambes flageolantes quand il s'agit de prendre le chemin du travail. Je n'aurais jamais pensé que ça puisse m'arriver un jour, moi qui paraît si forte pour les autres.

    Je vais rebondir, parce que c'est comme ça et que c'est moi. Je vais tenter de revenir ici pour garder une petite fenêtre d'espoir sur le changement de ce monde.

     

  • Etre là, juste ...

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    Je ne ferai pas de discours, je voulais juste manifester mon soutien et avoir une pensée pour les victimes et leurs familles.

  • Parfois ...

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    Parfois je perds courage devant l'ampleur de la tâche ...

    Parfois je me dis que mon action ne sert à rien et qu'elle n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan ...

    Parfois le vertige du monde que nous allons laisser à nos enfants me prend et j'ai peur de l'avenir ...

    Parfois je suis en colère contre moi de ne pas réussir à me délivrer de certaines habitudes ...

    Mais,

    parfois je tombe sur des articles réjouissants mettant des initiatives citoyennes à l'honneur ...

    parfois je lis des blogs dont les valeurs me touchent ...

    parfois je suis portée par la voix ou les textes d'immenses personnes ...

    parfois j'entends mes enfants me demander dans quelle poubelle mettre telle chose et je me dis que ce n'est pas vain ...

    parfois je rencontre des personnes solaires et impliquées ...

    parfois je me dis que je fais ma part mais que je ne suis pas seule et ça fait du bien.

  • Solutions locales pour un désordre global

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    Encore une jolie image tirée du film de Coline Serreau ...

    Comme je l'écrivais samedi, j'ai enfin regardé le documentaire de Coline Serreau : solutions locales pour un désordre global. Et je vais tenter de vous en faire le résumé et d'apporter de l'eau au moulin des solutions. Attention, c'est un peu long ...

    Tout d'abord, Coline Serreau dresse le constat de la situation agricole dans le monde avec l'aide de plusieurs experts : français, brésiliens, indiens notamment. Bien sûr, ces experts sont persuadés de l'importance de changer la manière de cultiver les végétaux et d'élever les animaux, mais moi aussi, donc leurs discours allaient tout droit dans des oreilles attentives.

    J'apprends donc qu'au sortir de la seconde guerre mondiale, les industriels occidentaux disposent d'énormes stocks de poison dont ils ne savent que faire. Ils se rendent rapidement compte que puisque ces poisons sont efficaces sur l'espèce humaine, ils le seront tout autant sur les insectes nuisibles pour les agriculteurs. Sous couvert de mettre en place la révolution verte avec comme objectif officiel et louable de stopper la faim dans le monde et comme objectif inavouable d'utiliser leur production de poisons, ils utilisent leurs stocks comme insecticides.

    Très vite, les insecticides font leur effet en éliminant les nuisibles des champs mais également en entraînant tout un tas d'effets secondaires, à la fois sur les agriculteurs qui les utilisent, sur les consommateurs qui ingurgitent ces produits et sur l'écosystème. N'oublions pas que certains insecticides proviennent du gaz moutarde utilisé pendant la 1ère guerre mondiale !

    Ajouté à cela, la création dans les années 30 d'un catalogue officiel des végétaux, au départ pour protéger les acheteurs de graines afin qu'ils puissent être sûrs de la semence qu'ils achètent. Mais très vite, ce catalogue est un frein à la biodiversité car les critères sont stricts et excluent de nombreuses espèces anciennes. La loi française (ainsi que de nombreux pays occidentaux) interdit aux agriculteurs de réutiliser leurs semences. C'est ainsi que des géants de l'agro alimentaire tel Monsanto détiennent une sorte de monopole sur la vente des semences entraînant l'obligation pour de nombreux paysans de s'approvisionner chez eux.

    Semences qui sont bien entendu travaillées et retravaillées pour demander de plus en plus d'eau, de pesticides obligeant les paysans à s'endetter et à entrer dans un cercle vicieux.

    Coline Serreau développe également la thématique de l'appauvrissement des sols lié au labour profond et fréquent ainsi que l'absurdité de la séparation de l'élevage d'animaux et de l'agriculture.

    Le documentaire est beaucoup plus riche que ces quelques lignes et propose des solutions applicables au monde paysan (revenir à une agriculture locale, à la base de semences locales et adaptées au pays, et durable en laissant les sols se reposer par exemple).

    Mais nous, pouvons-nous passer de l'état de consommateur à celui de consom-acteur ?

    * Tout d'abord en se renseignant sur le sujet, par le biais de documentaires comme celui-ci, de livres, d'articles ... Mieux on maîtrise le sujet et mieux il est possible d'agir.

    * Bien entendu, la première chose qui vient à l'esprit, c'est d'acheter et consommer des produits bio. Même si certains esprits chagrins affirment que le vrai bio n'existe pas, je trouve important de soutenir la démarche, encore faut-il s'assurer de la traçabilité de ces produits.

    * Et c'est là qu'intervient mon troisième point : la consommation locale, si possible directement chez le producteur. Aujourd'hui, ce type de filières s'est développé par le biais des AMAP, des paniers de toutes sortes ou de l'achat directement chez le producteur. Vous pouvez trouver des points de vente près de chez vous grâce à internet (mon producteur ou producteur de ma région par exemple). Allez les voir et posez leur des questions sur leur travail et les techniques qu'ils utilisent.

    * N'hésitez pas à acheter et à cuisiner des variétés anciennes, vous soutiendrez la biodiversité.

    * N'utilisez pas vous-mêmes de pesticides et d'insecticides dans votre jardin, respectez le travail de chaque espèce animale. Mon mari lit la hulotte depuis des années, c'est un journal qui permet de s'informer sur l'utilité de chacun dans son jardin.

    * Soutenez des initiatives solidaires partout dans le monde (il existe plusieurs programmes en Inde et en Afrique et en France, je ne peux que vous recommander le mouvement des colibris).

    Si vous avez d'autres solutions, n'hésitez pas à les partager.

  • pourquoi je n'ai pas envie de faire les soldes

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    source

     

    Voilà un peu le dressing de mes rêves, vintage et épuré ... Soyons honnête, j'en suis encore loin ... J'ai un nombre incalculable (bon une dizaine on va dire) de robes noires. Ai-je vraiment besoin de 10 robes noires ? Je peux répondre là tout de suite : NON ! Et c'est pareil pour toutes  sortes de vêtements de mon dressing.

    Alors, certes, je me suis grandement améliorée depuis quelques années, notamment en achetant des vêtements éthiques. Comme ils sont plus chers, je ne peux plus acheter la quantité de vêtements que j'achetais avant (j'étais une grosse consommatrice de fringues). Je préfère désormais miser sur la qualité que la quantité.

    Mais comme j'ai un niveau de vie correct, là encore, j'avais tendance à acheter plus que mon besoin.

    J'ai eu plusieurs déclics :

    * le premier en faisant un tri dans les vêtements de mes enfants (j'ai fait une croix sur le troisième, j'ai donc beaucoup donné il y a 6 mois). J'ai vu s'accumuler des sacs et des sacs uniquement de vêtements pour enfant (de la taille 1 mois à la taille 6 ans à peu près, bon à ma décharge, j'ai une fille et un garçon mais quand même ! ). L'accumulation de ces sacs m'a soudainement écoeuré et donné le tournis quant à l'argent que j'avais mis là dedans et qui partait pour les bonnes oeuvres (bon en même temps, ça sert aux autres). J'ai aussi fait ce tri dans mes vêtements (pas encore suffisamment pour avoir gardé 10 robes noires) et là encore le constat était le même, sans appel : trop de vêtements.

    * le deuxième en lisant "l'art de la simplicité" de Dominique Loreau cet été. Ce livre m'a vraiment fait du bien et m'a beaucoup questionné. Notamment sur l'idée de la perte de temps liée aux possessions matérielles. Je perds du temps en consommant, je perds du temps en rangeant, je perds du temps en lavant, je perds du temps en triant ... Temps que je pourrai passer avec mes enfants, mon mari, à lire, à rêver, à méditer, à faire du sport ...

    * le troisième en lisant "zéro déchet" de Béa Johnson depuis les vacances de Noël (pas encore fini et promis je vous fais un compte rendu sur ce livre et sur celui de Dominique Loreau prochainement). Même constat que chez Dominique Loreau, quel est le besoin de posséder 10 robes noires quand je ne peux qu'en porter une par jour ? Et quelle énergie dépensée à ces achats qui finissent 80% des cas dans des sacs pour des associations caritatives !

    * le quatrième en comprenant qu'un vêtement n'a pas de pouvoir magique. Certes, certaines tenues me vont mieux que d'autres et flattent ma silhouette mais j'ai fini de croire que je vais ressembler au mannequin de la photo ou devenir la fille cool que je n'ai jamais été en m'achetant une robe.

    Bref, forte de ce constat, je me suis fait plusieurs promesses pour cette année (des bonnes résolutions quoi ! ) :

    * acheter de moins en moins de vêtements et utiliser ceux que j'ai dans ma garde robe

    * quand j'ai besoin de m'acheter un vêtement, je me tourne désormais vers les friperies et magasins de seconde main. Pas besoin de produire un vêtement pour moi, je réutilise un vêtement déjà produit pour quelqu'un d'autre.

    * Je continue d'acheter neuf les chaussures (bon, ça j'ai du mal avec le seconde main), les sous-vêtements bien sûr et les vêtements de sport.

    Ce qui fait que cette année, je ne me suis pas précipitée sur les offres de soldes arrivant dans ma boîte mail (plus de 30 mails quand même mercredi ! ). La seule chose que je vais m'acheter en solde cette année, c'est un manteau de bonne qualité que pour l'instant je n'ai pas trouvé dans les magasins de seconde main car le mien commence à se faire vraiment vieux.

    Et vous, les soldes, ça donne quoi ?